La Route du Café – des Yungas à la Bretagne

La Route du Café

L’aventure commence en 1993 lorsque trois Bretons se lancent, contre vents et marées, dans le commerce équitable : Guy Durand, alors président de Max Havelaar France, Olivier Bernadas, gérant de la jeune société Lobodis, et Yves Thébault, directeur du Centre d’aide par le travail de Bain-de-Bretagne. Leur défi : proposer un café de qualité, acheté au juste prix aux petits producteurs, transformé en France par des ouvriers en situation de handicap.

Tugdual Ruellan, journaliste, et Bernard Bruel, enseignant, nous entraînent sur la Route du café bolivien, depuis les Yungas jusqu’en Bretagne en passant par le port du Havre.

Route dangereuse mais route de tous les espoirs… Ils se font porte-parole des producteurs. Ils nous racontent l’histoire de ces compagnons et coopérateurs qui ont pu, grâce à un commerce juste, améliorer leurs conditions de vie et retrouver la fierté de leur travail.

Livre traduit en espagnol : « Por un comercio justo :

La Ruta del café – de Los Yungas hasta Bretaña. »

Préface de Luzmila Carpio Sangüeza, ambassadrice de l’Etat plurinational de Bolivie en France

Pour un commerce juste La Route du Café des Yungas à la Bretagne

Le parcours entre les lignes de cet ouvrage a fait surgir en moi des souvenirs d’enfance dans ma lointaine communauté au Nord de Potosi sur l’importance culturelle de notre identité liée au profond respect de la Mère-Terre, la Pachamama, l’eau, les montagnes, les paysages et le chant des oiseaux qui, pour bien des personnes ethnocentriques, ressemblent à du simple folklore. Plus que du folklore, c’est de la poésie et de l’harmonie que nous, les peuples autochtones et originaires en Bolivie, ressentons et vivons au quotidien depuis bien des millénaires et qui émergent à la vue du monde, grâce à un contexte politique aujourd’hui plus favorable.
Ce livre permet un voyage presque initiatique au sein de nos us et coutumes et nous rappelle avec force et conviction que l’équilibre entre l’être humain et les écosystèmes est un concept fondamental qui nous permet le « vivre bien », SUMA QAMANA en aymara et SUMAQ KAWSAY en quechua, une notion désormais inscrite dans la nouvelle Constitution Politique de l’Etat Plurinational de Bolivie et qui, j’espère, pourra servir comme un concept inspirateur et fédérateur à d’autres peuples pour construire ensemble un monde un peu plus équitable et bon à vivre qui contraste avec la notion de « vivre mieux » liée à la consommation effrénée en dépit d’autrui et en total désunion avec les écosystèmes de la nature.
J’y retrouve des chemins communs avec les différentes initiatives économiques de notre mission diplomatique entre la France et la Bolivie, sur une forme originale d’explorer et mettre en place de nouvelles alternatives d’entente commerciale entre les peuples, où prévalent l’échange humain, le respect de la nature et des cultures, ainsi que le partage. Retracer le trajet de la semence du café, des villages cultivateurs jusqu’à sa consommation, illustrer les précaires conditions de travail dans un pays qui sort de sa léthargie économique tout en décrivant la beauté de la Bolivie, a été un exercice réussi pour les auteurs. Cet ouvrage est en cela, un témoignage du moment historique que nous vivons en Bolivie, un moment où le peuple reprend ses droits, récupère son histoire, sa réalité, en le projetant dans le futur.
Pour cela, je souhaite exprimer mes plus sincères félicitations aux auteurs, Tugdual Ruellan, journaliste, et Bernard Bruel, enseignant, pour cette heureuse initiative de faire découvrir au public en général, une partie de la Bolivie, sa culture, ses traditions et sa notion ancestrale du commerce équitable.

Pour un commerce équitable en harmonie avec la Mère-Terre, Pachamama !

Le CD – La Route du Café

le CD la route du caféTugdual Ruellan et Bernard Bruel : « Nous sommes aussi passionnés de musique des Andes. Pour l’occasion, en marge de la Route du café et de ses chemins de traverse, des amis musiciens et chanteurs boliviens offrent leur musique, issue des hauts plateaux andins, profondément enracinée dans la Terre-Mère Pachamama… Musiques enregistrées sur place, en vivo, lors d’un reportage réalisé en Bolivie, musiques offertes par les producteurs de café dans les Yungas et par l’ambassadrice de l’Etat plurinational de Bolivie en France, Luzmila Carpio, grande chanteuse reconnue au niveau international ; musiques offertes par des amis dans une peña à Sucre, par Natalio et Hilarion Tintaya dans un petit village andin et par ses fils installés à Rennes en Bretagne… Témoin d’une amitié entre les peuples, invitation au voyage et à la rencontre… (réalisation : Cristian Tintaya). A toutes et à tous, nous disons merci. »

Réalisation du CD : Cristian Tintaya
Cristian Tintaya, musicien bolivien, joue des flûtes andines depuis l’âge de ses 12 ans. Il fait partie de la nouvelle génération des joueurs de flûtes qui utilise la gamme chromatique et de nouvelles techniques de souffle et d’embouchure. Il a participé au dernier enregistrement de Llapaku en septembre 1995. Il a aussi enregistré avec Armando Torrez en juin 1996, Miguel Puna en octobre 1996 et Margot Tovar en janvier 2000. Il a rejoint le groupe Llapaku en juin 1998 au sein duquel il approfondit l’étude et la pratique de la musique traditionnelle autochtone de Bolivie. En novembre 2006, il est invité par le fameux groupe des Ruphay pour jouer en Suisse. Installé à Rennes, il développe une activité d’ingénieur du son et studio d’enregsitrement. C’est lui qui a réalisé ce CD ; nous l’en remercions très sincèrement.

CHANTS ET MUSIQUES POUR DECOUVRIR LA BOLIVIE : amitié entre les peuples
1. Luzmila Carpio – Ama Sua, Ama Llula, Ama Qhella (Luzmila Carpio) – 2.04 mn
2. Lorenzo Quispe Gómez, président de la coopérative Villa Oriente – 1.32 mn
3. Martin Quispe Mamani et ses frères – Mohoceñada, El Alto – 1.12 mn
4. Natalio Tintaya – traditionnel, Kollana – 0.30 mn
5. Fanfare –morenada, Oruro – 0.39 mn
6. Flaco Salazar et ses musiciens – Memorias del tiempo – Sikuri, Sucre – 1.28 mn
7. Abel Cáceres, avec Luis Bazan, Mario Cutimbo, Nestor et Cristian Tintaya – No he podido olvidarte – taquirari – 2.31 mn
8. Luzmila Carpio – Tarpuy Takly – 2.12 mn
9. Néstor Tintaya – A mi tierra –Choquelas – 1.25 mn
10. Fanfare – Diablada, Oruro – 0.53 mn
11. Abel Cáceres – Sikuri n°2 – 2.21 mn
12. Coopérative d’Antofagasta – Mohoceñada – 1.03 mn
13. Flaco Salazar et ses musiciens – Caporal ,Sucre – 1.23 mn
14. Fanfare – Caporal – Oruro – 0.36 mn
15. Hilarion et Natalio Tintaya – Kolla Cebadilla, Kollana – 0.21 mn
16. Nestor Tintaya – A mi tierra – Jacha Sikus – 1.54 mn
17. Flaco Salazar et ses musiciens –Sorpresivamente – Sikuri, Sucre – 1.03 mn
18. Abel Cáceres –Tu aroma y tu calor – Cueca – 1.32 mn
19. Fanfare – Cueca, Oruro – 0.34 mn
20. Nestor Tintaya – Sikuriada (traditionnel) – 1.42 mn
21. Luzmila Carpio – Bartolina Sisaman – 3.01 mn

Tous droits du producteur phonographique et du propriétaire de l’œuvre enregistrée réservés. Sauf autorisation, la duplication, la location, le prêt, l’utilisation de ce disque pour exécution publique et radiodiffusion sont interdits.

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commander la route du caféLa Route du Café

des Yungas à la Bretagne

Format : 24 cm x 16 cm (à l’italienne)
100 pages (75 photos)
Prix : 19, 50€

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